une sorte ( presque ) comme les autres

aujourd’hui Domi a encore remonté d’un cran les limites de son masochisme : le duathlon du Rouët, soit, une course de 8 km à pied suivi de 20 km en vtt.

Déja en temps normal ça doit être coton mais aujourd’hui avec ce temps de fin du monde ( on était en alerte orange) :pluie, boue, froid, terrain glissant, bref…  Ils se retrouvent à 5 « papys » en catégorie vétéran 3 a se tirer la bourre mais laissons-le raconter :

le trail commence sous une pluie battante ( au bout de 1 mn, on est déja trempés jusqu’au slip ). Horreur, avec mes lunettes, je ne vois rien du terrain donc solution MOC : je trace tout droit sans me préoccuper des mares d’eau, pierriers, marches,torrents à traverser. La lobotomie ( un peu « radicale », je l’avoue) paie puisque je suis le 2° vétéran a atteindre mon biclou.
J’ai encore la niaque et pédale comme un malade pour rattraper le premier. 13 km et j’ai dépassé plusieurs forçats de la piste. Il faut être vigilant car avec la pluie et la boue, le terrain est casse-gueule et du genre holidays on ice; m’en fout : je suis toujours en mode MOC ( j’ai dû retirer les lunettes couvertes de boue et du coup, je ne vois vaguement de la piste que le maquis de chaque côté). Et là, l’erreur…
Je me prend pour Tommy sur un saut de marche costaud ( en fait, j’ai rien vu toujours rapport aux lunettes) et en retombant en vrac, PSHUIIII…
le truc que même si tu en fait exprès, tu peux pas… je crève simultanément des 2 pneus. Évidemment, je n’ai qu’une chambre à air et il reste 7 km avant la ligne d’arrivée…
Un raidaventurier digne de ce nom fléchit mais n’abandonne pas ! Me voilà parti pour mon second trail en courant à pied. Cette fois, je me pousse ce satané tas de ferraille de 14 kg et ses pneus crevés ( imaginez ce que cela donne dans boue). j’ai les pieds gelés et les articulations à la torture car courir avec des semelles rigides de vtt c’est pas top. Le pire c’est d’être dépassé par tout le monde ( oui, oui, même ces dames qui, au demeurant pédalent pas si mal et font preuve d’un sacré courage).
C’est un Domi passablement épuisé qui arrive au château du Rouet sous les hourras et les applaudissements des autres concurrents compatissants.
A la remise des coupes, j’ai une heureuse surprise : un lot de consolation de 2 bouteilles du Rouet remise au plus courageux ou le plus looser des coureurs, c’est selon.
Au final, c’est quand même mieux que dépoussiérer une coupe sur une étagère et puis cela plait bien à Nadine ( ah ba pourquoi ?).
Même si j’ai jambes et dos comme un bout de bois ( demain, vive les crampes !), j’ai l’intense satisfaction d’être arrivé au bout alors qu’il était si facile de jeter l’éponge ( ok, les filles, vous ne pouvez pas comprendre : c’est un truc de mec).

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